Quelques Saints du Poitou et d'ailleurs

 

 

  André-Hubert Fournet (1752, Saint-Pierre-de-Maillé - 1834, La Puye)
         La rencontre d'un pauvre sur l'escalier de son presbytère de Maillé transforme sa vie. Il s'exile en Espagne durant la Révolution. Revenu en 1797, il célèbre des messes clandestines, notamment aux Petits Marsillys où il rencontre Elisabeth Bichier des Ages qui fonde avec lui les Filles de la Croix. Il est canonisé en 1933. 

Antoine dit de Padoue (1195-1231)
      Natif du Portugal, il fut un très grand prédicateur franciscain, canonisé dès 1232 mais déclaré docteur de l'Eglise seulement en 1946. Son culte, qui se développe largement à partir du 16e siècle, se répand plus tardivement dans le Poitou, à la fin du 19e, sous l'impulsion notamment des prédicateurs capucins : la célébration solennelle à Saint-Porchaire de Poitiers, en 1893, en est une date clé. Il est généralement représenté tenant un livre sur lequel repose l'Enfant Jésus. Vêtu de la bure, les reins ceints d'une corde - de là le nom des Cordeliers autrefois donné aux franciscains - il est couvert du manteau brun à capuchon.

Apolline (... 249 ?)
      Vierge diaconesse d'Alexandrie, martyrisée sous Dèce. En raison de son historicité douteuse, le culte de cette sainte est limité aux usages locaux depuis 1970.

Augustin
      Né en Afrique du nord en 354, il est baptisé par Ambroise à Milan, où il enseigne, en 387. Il mourra évêque d'Hippone, dans sa région natale, en 430. Connu pour ses Confessions, il est surtout l'auteur d'un ouvrage théologique majeur : la Cité de Dieu. Abondamment représenté dans l'art depuis le 5e siècle, il l'est parfois tenant un coeur enflammé, image de l'amour de Dieu et du prochain. Des communautés de chanoines suivent une règle inspirée de ses écrits.

Barthélemy
      Barthélemy, mentionné dans toutes les listes des douze apôtres - parfois sous le nom de Nathanael - ne joue aucun rôle dans les Evangiles ni dans les Actes des Apôtres. La légende s'est donc emparée de lui. Il passe pour avoir évangélisé l'Arabie, la Mésopotamie, pour être allé jusqu'aux Indes et pour avoir subi le martyre, écorché vif en Arménie. Cela lui vaut d'être le patron des métiers en rapport avec le cuir, riches corporations qui ont souvent offert des oeuvres le représentant. Ses attributs sont le couteau et la peau de bête. Il est fêté le 24 août.

Benoît (v. 480 -547)
      Né à Nurcie (Italie), il se retire à Subiaco, près de Rome, puis fonde le monastère du Mont-Cassin. Il est le patriarche des moines d'occident. Son iconographie fait parfois appel à sa légende (le corbeau...).

Blaise (4e siècle ?)
      La vie de cet évêque arménien est modelée par la légende. Son culte était autrefois répandu en milieu rural.

Catherine de Sienne
      Catherine Benincasa (1347-1380), connue sous le nom de Catherine de Sienne, tertiaire dominicaine, mena une vie de prière et de privations. Son mysticisme est souvent traduit par la croix qu'elle serre ou une attitude extatique. Elle a été canonisée en 1461.

Christophe
      Le doute subsiste sur l'historicité de Christophe (en grec : "qui porte le Christ"). Il aurait été martyrisé sous Dèce, au 3e siècle. La dévotion au martyr évolue au cours du Moyen Âge vers le culte que l'on connaît. Il sera représenté sous les traits d'un géant portant l'Enfant Jésus. Il était admis que la vue de son image, au cours de la journée, protégeait contre la mort soudaine sans sacrements.

Claire (1193-1253)
      Conquise par l'idéal de François d'Assise, Claire fonde les clarisses, moniales mendiantes et contemplatives.

Crépin et Crépinien
      Dans la vie des saints Crépin et Crépinien, l'histoire se mêle à la légende. Ces deux frères seraient venus de Rome, à la suite de saint Quentin, pour évangéliser la région de Soissons. Ils gagnaient leur vie en faisant des souliers et sont devenus, de ce fait, les saints patrons des cordonniers. Ils auraient été martyrisés à la fin du 3e siècle et se fêtent le 25 octobre.

Cybard
      Contemporain de Radegonde et de Venance Fortunat, natif du Périgord au 6e siècle, il entra tout jeune dans un monastère. Ordonné prêtre, il vécut près d'Angoulême une vie d'ascèse et de prière. Une abbaye fut construite sur le lieu de son ermitage après sa mort, le 1er juillet 581.

Dominique
      Dominique naît en Castille en 1170. Il fonde l'ordre des Frères prêcheurs qui lutteront contre l'hérésie. Mort en 1221, il est canonisé dès 1234. La légende veut qu'un chien noir et blanc (les couleurs de l'Ordre dominicain) portant un flambeau soit apparu à sa mère : un jeu de mots en latin - Domini canis, chien du Seigneur - donne la clé de cette vision.

Etienne
      Les chapitres 6 et 7 des Actes des apôtres nous font connaître le jeune diacre Etienne, qui appartenait à la primitive Eglise. Accusé de blasphème pour avoir confessé sa foi dans le Christ Jésus, il fut traîné hors de Jérusalem et lapidé.      Premier martyr chrétien, ou encore proto-martyr, de nombreuses églises lui ont été dédicacées. Généralement représenté en vêtement de diacre et tenant la palme du martyre, il est fêté le 26 décembre, le lendemain de la Nativité.

Ferdinand III(1198-1252)      Roi de Castille et de Léon, il reconquiert l'Espagne de Cordoue jusqu'à Séville, fonde l'université de Salamanque et construit la cathédrale de Burgos. Canonisé en 1671, il est fêté le 30 mai.

Florent      Fêté le 22 septembre, saint Florent vécut au 5e ou 6e siècle au Mont-Glonne, près de la Loire, alors du diocèse de Poitiers. Au 7e siècle, une abbaye s'établira en ce lieu qui deviendra, par la suite, Saint-Florent-le-Vieil.      Florent est dit martyr, sans doute par confusion avec un martyr du 4e siècle, saint Florian. Celui-ci, d'après sa vie - purement légendaire - écrite au 9e siècle, serait son frère.

François d'Assise (1182-1226)
      Après une jeunesse mondaine à Assise, il renonce à toute richesse et fonde l'ordre des Frères Mineurs, vivant l'Evangile dans la joie, la pauvreté, et l'amour de la nature.

François de Sales (1567-1622)
      Evêque de Genève en 1602, un diocèse fortement marqué par la Réforme. Il s'emploie à la rénovation spirituelle des catholiques. Auteur talentueux, il écrit notamment l'Introduction à la vie dévote.

Germain
      Germain, évêque d'Auxerre de 418 à 448, a fondé au siège de son diocèse l'abbaye qui porte son nom. Il fut envoyé en Grande-Bretagne par le pape, en compagnie de saint Loup, évêque de Troyes, pour y combattre les idées de Pélage qui, exaltant la liberté de l'homme, réduisait par trop le rôle de la grâce et l'importance du salut apporté par la Croix. Le culte de saint Germain s'est largement répandu. Sainte Clotilde sollicite près de son tombeau la conversion de son époux le roi Clovis. La paroisse où s'éleva le Louvre était dédiée à saint Germain l'Auxerrois. Il était aussi le patron des églises de Saint-Germain-en-Laye et de Fontainebleau, résidences royales.

Germaine (1579 -1601)
      Née à Pibrac, près de Toulouse, cette humble bergère mènera une vie de service et de prière.

Hilaire
      Hilaire fut, au milieu du 4e siècle, le premier évêque de Poitiers connu avec certitude et l'un des grands auteurs chrétiens. Exilé pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme, il rédige son ouvrage le plus connu, le De Trinitate, et revient d'Orient pour finir ses jours à Poitiers en 367 ou 368.

Isidore
      Né vers 1080 dans une famille chrétienne pauvre, il cultive la terre d'un riche propriétaire de Madrid. Sa vie, teintée de légende, le montre fidèle à la prière et au secours des pauvres. Isidore n'est canonisé qu'en 1622. Son culte parti d'Espagne, s'est diffusé jusqu'au Tyrol. Il est le patron de Madrid et des laboureurs.

 Jeanne d'Arc
      Jeanne d'Arc, brûlée en 1431, ne sera béatifiée qu'en 1909 puis canonisée, c'est-à-dire inscrite sur la liste des saints de l'Eglise, en 1920. Les églises du diocèse de Poitiers possédant une représentation de Jeanne d'Arc sont très nombreuses.

Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages (1773, Le Blanc - La Puye, 1838)
      Durant la Révolution, retirée à Béthines, elle reçoit du Père Fournet une orientation de vie au service de Dieu et des pauvres. En 1820, elle installe sa communauté dans l'ancien prieuré de La Puye, qui va devenir la maison-mère de la congrégation. Béatifiée en 1934, elle sera canonisée en 1947.

Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal (1572-1641)
      Après son veuvage, elle fonde la Visitation avec François de Sales en 1610.

Joseph
      Au Moyen Age, Joseph n'apparaît jamais seul mais dans les scènes de la vie de la Sainte Famille. Le changement survient au 16e siècle quand son culte est promu par Thérèse d'Avila. Souvent représenté avec Jésus enfant, Joseph est aussi montré tenant une tige de lys, symbole de chasteté.

Junien
      Junien, le Poitevin, est différent de Junien, le saint limousin qui a donné son nom à une ville peu éloignée de Limoges. Né au début du 6e siècle, pour les uns, près de Brioux, pour d'autres, près de Champagné-le-Sec, cet ermite mène une vie austère au temps du roi franc Clotaire I (511-561). Il attire des disciples et fonde une communauté à Mairé-l'Evescault, dans le sud des Deux-Sèvres. Ami de sainte Radegonde, reine de France et fondatrice de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers, il serait mort le même jour qu'elle, le 13 août 587.

Laurent
      Laurent, originaire de Huesca, en Aragon, était un diacre du pape Sixte II. Le fait est attesté, il fut martyrisé le 10 août 258, quelques jours après celui-ci, lors de la persécution de Valérien. En revanche, le gril de son martyre, abondamment représenté dans l'église, peut être légendaire.      La générosité avec laquelle il s'illustra dans le service des démunis - la fonction des diacres - a fait de Laurent le patron des pauvres.

Léger
      Sa vie est connue par une vita du 10e siècle pas toujours très fiable. Elevé à la cour, il devient archidiacre, c'est-à-dire le principal collaborateur de l'évêque de Poitiers - son oncle Didon - puis Abbé de Saint-Maixent. Il accepte vers 663 le siège épiscopal d'Autun et gouverne son diocèse avec succès mais entre en conflit avec le maire du palais Ebroïn qui voulait réunir Austrasie et Bourgogne. Il est arrêté et supporte de terribles supplices avec courage. Il est finalement décapité en forêt d'Artois vers 677-680. Peu après, une assemblée d'évêques le déclare martyr, bien qu'il ait péri au cours de luttes politiques et non en raison de sa foi. Son corps est ramené à Saint-Maixent et placé dans une église Saint-Léger, proche de l'abbatiale.

Louis IX (1214-1270)
      Saint Louis est canonisé dès 1297 mais son culte se répand surtout à partir du 17e s. Il devient alors le protecteur de la France et de sa monarchie. Il fit bâtir la Sainte-Chapelle de Paris pour abriter les reliques de la Passion et notamment la Couronne d'épines qu'il avait acquise en Orient.

Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)
      Prédicateur de missions paroissiales dans l'Ouest, auteur universellement connu par ses écrits sur Marie, la Sagesse et la Croix. Il compte une descendance spirituelle nombreuse : les Filles de la Sagesse, la Compagnie de Marie et les Frères de saint Gabriel ; béatifié en 1888, canonisé en 1947.

Macrine
      Macrine et sa soeur Colombe seraient venues d'Espagne au 4e siècle, au temps des dernières persécutions. Rejointes par Pezenne, elles créent un petit monastère dans les environs de Niort. Fuyant un seigneur voisin, elles se réfugient à Magné. Des fondations, dont celle de 1508, permettront la desserte du sanctuaire par le clergé. Macrine est fêtée le 6 juillet.

Maixent
      Maixent, d'abord nommé Adjutor - l'auxiliaire - , serait né à Agde vers 448. Après avoir reçu son éducation de saint Sévère, il rejoint le saint homme Agapit, en Poitou, dans la vallée de la Sèvre. Sous le nom de Maixent, qui sera plus tard celui du monastère, il devient l'abbé de la communauté. Estimé du roi Clovis, il meurt en 515. Dans l'ancien diocèse de Poitiers, une abbaye, trois prieurés, une chapelle et neuf églises paroissiales étaient dédiées à saint Maixent. Il est fêté le 26 juin.

Malo, Maclou, Macoux
      Malo, un Gallois, était moine sous Brendan l'ancien. Il se fixe à Aleth (Saint-Malo, dont il deviendra le premier évêque) avec un groupe de missionnaires. Exilé, il aurait vécu quelque temps à Saintes ; en fait, il semble y avoir eu confusion avec un évêque saintongeais du même nom. Il meurt en 640 et est fêté le 15 novembre. De son nom Machutus ou Maclovius, dérivent Maclou, Macoult, Macou, Malon, Malo.... Dans le diocèse de Poitiers, les églises de Pouffonds et de Saint-Macoux sont placées sous son vocable.

Marie-Madeleine
      La tradition a très tôt confondu sous le nom de Marie-Madeleine trois femmes de l'entourage de Jésus :
- la pécheresse anonyme qui inonde de parfum les pieds du Seigneur (Lc 7, 36-50),
- Marie de Béthanie, soeur de Marthe et de Lazare,
- Marie de Magdala, guérie par Jésus, présente lors de la Crucifixion et au tombeau vide et à qui le Christ ressuscité réserve sa première apparition (Jn 20).
      Son attribut le plus fréquent est le vase de parfum. Elle est fêtée le 22 juillet.

Martin
      Martin, né au début du 4e siècle en Hongrie, quitte l'armée romaine après son baptême, rencontre Hilaire et fonde près de Poitiers, à Ligugé, l'un des premiers monastères des Gaules. Devenu évêque de Tours, il vit dans son proche monastère de Marmoutier et meurt en 397 à Candes-Saint-Martin. Son culte se répand rapidement. Des centaines de paroisses, en Europe, portent son nom.

Maurice (3e siècle ?)
      Légendaire chef chrétien d'une légion romaine, il serait mort martyr dans les Alpes.

Maximin
      Maximin est un saint d'Aquitaine dont une tradition ancienne place le lieu de naissance à Mouterre-Silly. Disciple de saint Agricius, évêque de Trèves, il lui succède vers 329. Il accueillera dans cette ville (335-336) l'évêque d'Alexandrie, saint Athanase, exilé pour avoir défendu l'orthodoxie contre l'arianisme. Lui-même a ardemment défendu la foi trinitaire définie au concile œcuménique de Nicée en 325. Saint Maximin, mort avant 347, est fêté le 29 mai.
      La vie de Maximin, écrite à l'époque carolingienne, lui donne trois frères et une sœur. Ils sont tous vénérés comme saints : Maixent, évêque de Poitiers avant saint Hilaire, Mesme, ermite disciple de Martin, Jouin, fondateur de Saint-Jouin-de-Marnes, et Maxima.

Michel
      Michel (= Qui est comme Dieu), est le prince de la milice céleste (Daniel 12,1). Chef du combat spirituel, il terrasse le dragon (Apocalypse 12, 7-8), arrache au démon le corps de Moïse (Jude, 9) et préside au Pèsement des âmes.

Néomaye
      L'histoire ne nous renseigne guère sur Néomaye, sainte encore naguère vénérée avec ferveur, dont la vie est fortement teintée de légende. Une paroisse du diocèse, non loin de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), est placée sous son vocable et plusieurs chapelles furent bâties en son honneur.
      Sainte Néomaye - parfois connue sous les noms de Néomoise, Néomée, Néomadie... - serait native du nord de la Vienne et aurait vécu au 5e siècle. Elle est souvent représentée en bergère, avec un ou plusieurs moutons. Elle est plus rarement dotée... d'un pied d'oie, reminiscence d'origines mythologiques qui se perdent dans la nuit des temps.

Nicolas
      Nicolas, évêque de Myre, appartient davantage à la légende qu'à l'histoire. Son culte se répand au 11e siècle, après le transfert de ses reliques à Bari. Dans le diocèse, églises sous son vocable à : Civray, Moncontour, Le Vert, Poitiers (disparue), Couture d'Argenson, Les Roches-Prémarie.

Norbert
      Seigneur allemand né en Rhénanie vers 1080 et mort à Magdeburg en 1134, il se convertit en 1115, devient prêtre et, en 1120, fonde à Prémontré, près de Laon, un ordre de chanoines réguliers -les "Prémontrés -unissant vie contemplative et ministère paroissial.

Olivier (... v. 1050)
      Saint moine bénédictin de l'abbaye de Sainte-Marie-de-la-Porte-Neuve à Ancône, Italie.

Pierre (saint Pierre aux liens)
      En contraste avec l'importance de son rôle dans la fondation de l'Eglise, la vie de Pierre reste mal connue. Avec son frère André, il est le premier disciple appelé par Jésus. Après la Pentecôte, son apostolat se déroule en Palestine et en Asie Mineure. Il part ensuite pour Rome où il meurt martyr en 64 ou 67.
      La précision ès-liens, rappelle l'épisode de son évasion miraculeuse (Actes 12). On a pu suggérer que, pour certaines paroisses, elle avait été ajoutée tardivement afin de rappeler la captivité du pape Pie VII.
      La cathédrale de Poitiers est placée sous le vocable de saint Pierre. Ce vocable, celui de Parthenay-le-Vieux, d'Allonne est un indice d'ancienneté pour de nombreuses églises du diocèse.

Radegonde
      Radegonde, princesse thuringienne, épouse Clotaire, roi des Francs. Révoltée par la violence du roi et de son entourage, elle s'enfuit et vient fonder, au milieu du 6e siècle, l'abbaye Sainte-Croix à Poitiers. Elle meurt en 587 et deviendra la sainte patronne de la ville.

Roch
      Roch, né au 14e siècle au sein d'une riche famille de Montpellier, se fait ermite et passe une grande partie de sa vie en pèlerinage. La légende s'est emparée de lui. Atteint de la peste, il se serait réfugié dans un bois où le chien d'un seigneur serait venu le nourrir. Avec Sébastien, il est le saint invoqué pendant les épidémies. Il est souvent représenté en pèlerin (avec le chapeau, le bourdon, la panetière...), montrant sa cuisse lésée par un bubon et accompagné d'un chien tenant un pain dans sa gueule.

Savin et Cyprien
      Selon leur histoire légendaire, qui apparaît au 11e siècle, Ils seraient morts martyrs au 5e siècle, à Antigny, à quelques kilomètres au sud de Saint-Savin où une abbaye fut fondée.

Sulpice
      Sulpice dit "le débonnaire" ou "le pieux" serait né à Vatan, en Berry, et mort vers 647. Il fut élevé au sacerdoce par saint Austregisille, évêque de Bourges, qui lui confia de hautes responsabilités dans son diocèse. Le roi Clotaire II le prit pour aumônier ; il accéda à l'épiscopat en 624 à Bourges. Il est fêté le 17 janvier. L'une de ses reliques est conservée à Paris dans l'église bien connue placée sous son vocable.

Sylvain
      Une vie légendaire identifie Sylvain au publicain Zachée. Prêtre, il aurait été envoyé en Gaule par saint Pierre, avec un compagnon du nom de Silvestre. Mais ce dernier mourut en chemin et Sylvain en référa à Pierre qui lui confia son bâton pastoral avec lequel il ressuscita Silvestre. Saint Sylvain était particulièrement honoré, dès le 9e siècle, en Berry (Levroux, La Celle-Bruère). En Poitou, la forêt de Saint-Sauvant est encore importante aujourd'hui et il n'est pas impossible qu'on ait ici la christianisation d'un dieu de forêts, Silvanus (silva signifie "forêt") que des inscriptions païennes disent sanctus et silvester.

Thérèse de l'Enfant Jésus (1873 - 1897)
      Petite carmélite de Lisieux morte à 24 ans, après neuf années de vie religieuse, béatifiée en 1923, canonisée en 1925, Docteur de l'Eglise en 1997. Image de la sainteté vécue simplement, au quotidien, elle est la patronne des missions.

Vincent
      Vincent était un diacre de l'évêque de Saragosse, Valérius (début du 4e siècle). Sa vie légendaire est racontée pour la première fois par le poète Prudence et son culte, dès le début du 5e siècle, se répand dans tout l'Empire romain.Son iconographie reprend le plus souvent les épisodes de son martyre : chevalet et ongles de fer, pierre de meule, gril (qui passera dans la légende de saint Laurent). Patron des vignerons.