Les Assemblées territoriales

Convergences et spécificités             
Lire et se réjouir       
Convocation aux Assemblées territoriales          
Règlement des Assemblées territoriales        
Un diocèse organisé en 14 territoires 

 

Convergences et spécificités

Orientations territoriales du Synode


Secrétariat général du Synode


Ce texte a été présenté, le 4 octobre 2002, au Conseil de Mission des Territoires. Il synthétise les principales convergences et il présente les spécificités qui se dégagent des orientations votées lors des Assemblées Territoriales du synode (mai-juin 2002), orientations remises à notre évêque.

Les orientations ainsi votées privilégient des domaines prioritaires (entre 3 et 5 orientations par territoire). Elles ne cherchent donc pas à tout dire.

Le document de travail présenté ici s’en tient généralement au titre des orientations votées. Il ne développe pas les contenus spécifiques formulés par les Assemblées Territoriales du synode.


Présentation

1. Sens et finalités des orientations

Sur la base des réponses au premier questionnement du synode, quelles sont les finalités des orientations pastorales votées lors des Assemblées territoriales du synode ? Certains territoires ont pris soin de formuler ces finalités ou bien de préciser le sens de ces orientations en préambule ou en introduction à leur texte. C’est ainsi, par exemple, que le Pays loudunais rappelle les étapes du synode depuis sa convocation par le Père Rouet à la Pentecôte, jusqu’à ce texte, “fruit de ce travail de concertation” et présenté “à l’Assemblée synodale qui l’a amendé avant de l’adopter à l’unanimité”.
Pour deux territoires, ces orientations serviront à “discerner ce qui est porteur d’avenir pour la mission” (Pays civraisien et Châtellerault-ville), mais aussi “à donner du souffle aux différentes actions. Ce ne sont pas des choix exclusifs, mais prioritaires, capables de mobiliser des énergies, d’ouvrir des perspectives et de donner corps à la pastorale” (Châtellerault-ville). Ces orientations relèvent aussi d’un choix : “Pour ne pas risquer la difficulté de l’éparpillement, nous choisissons de nous engager dans quatre directions” (Montmorillon) ou encore “L’Assemblée territoriale a adopté quatre orientations pour la mission dans le Mellois. Celles-ci guideront les choix pastoraux des secteurs, des mouvements et des services dans les années à venir” (Pays mellois). Apparaissent ici des enjeux d’articulations, au plan du territoire, pour les années à venir. Parfois ces orientations sont formulées “en fonction des trois missions du Territoire : être attentifs aux réalités humaines, témoigner d’une Eglise qui vit sous le signe de la communion, assurer la mise en œuvre des orientations pastorales du diocèse” (Poitiers-ville).

2. Méthode de rédaction des textes

Cela paraît aller de soi maintenant, mais il est bon de rappeler la méthode :

* Un premier texte fait un va et vient avec les CPS et/ou les délégués avant une deuxième formulation qui est présentée à l’Assemblée territoriale pour amendements et vote final à l’unanimité ou à une très large majorité (selon le règlement des Assemblées territoriales du synode, 2/3 des voix étaient requises).

* Seconde remarque : 7 territoires font appel à citations, signe de l’écoute vécue et du chemin parcouru pour formuler ces orientations.
- Des citations de l’Ecriture :
Le récit des disciples d’Emmaüs (voir Lc 24, 13-35) structure le texte de Châtellerault-ville. Il est cité également par Poitiers-ville tandis que le Bocage utilise l’analogie de la route d’Emmaüs.
Il est fait référence 5 fois aux Actes des Apôtres : 2 fois pour citer la communauté de Jérusalem en Ac 2, 42-47 (Pays loudunais et Pays civraisien) ; la fin du discours de Pierre après la Pentecôte en Ac 2, 32. 36-38 (Pays civraisien) ; la suite de l’Assemblée de Jérusalem en Ac 16, 4 (Poitiers-ville) ; la rencontre de Paul et du macédonien en Ac 16, 9-10 (Pays civraisien). L’Evangile selon saint Jean est largement cité : la finale du lavement de pieds en Jn 13, 35 (pays loudunais et Pays niortais) ; ce signe de l’amour mutuel trouve un écho en 1 Jn 4, 19-20 (Bocage).
A ces références s’ajoutent (pour le Pays niortais) l’appel des premiers disciples (Jn 1, 38) et la prière pour l’unité (Jn 17, 21). L’événement de la Résurrection/Ascension est souligné en Mc 16, 7 et en Ac 1, 8 (Pays niortais).

 

D’autres types de citations existent :

- Le concile Vatican II : GS n°1 (Bocage) ;
- Les Actes synodaux Routes d’Evangile (Pays loudunais ; Bocage ; Pays de Gâtine) ;
- Le texte du Père Rouet, Vivre le synode comme une démarche spirituelle (Châtellerault-ville) ;
- Un théologien Jean Rigal, Préparer l’avenir de l’Eglise ainsi que les Béatitudes écrites par des jeunes de Compiègne (Bocage) ;
- Enfin, un proverbe chinois est cité (Pays loudunais).

Des réponses du premier questionnement sont relevées et jalonnent certains textes (Pays châtelleraudais ; Pays de Gâtine ; Pays civraisien).


I- Les principales convergences

1. Une Eglise envoyée dans le monde

- Le Pays civraisien donne comme titre à sa première orientation : “Une Eglise au cœur du monde pour le service de l’homme”.
- Pour Poitiers-ville, c’est aussi l’objet de la première orientation : “Etre attentifs aux réalités humaines du territoire”.
- Tandis que Niort-ville donne comme titre à sa première orientation : “Une Eglise plus ouverte au monde d’aujourd’hui”.
- Quant au Pays niortais, le titre de sa première orientation ouvre à une façon de se situer dans le monde : “L’Esprit nous précède dans la vie des personnes” tandis que la deuxième orientation présente “une Eglise envoyée dans le monde”.
- C’est également l’objet de la première orientation votée par le Pays thouarsais : “Proposition I”.
- Le territoire de Châtellerault-ville intitule sa première orientation : “Tisser des liens pour signifier l’Eglise”. Diverses situations sont prises en compte, avec en introduction cette citation de notre évêque, le Père Rouet : “Une Eglise qui éprouve dans sa propre vie l’articulation de la communion et de la mission est placée en juste position pour rencontrer les hommes à qui elle est envoyée”. Ce même territoire reprend ce thème dans sa troisième orientation : “Habiter ce monde qui a déjà le goût du Royaume”.
- La quatrième orientation de Poitiers péri-urbain porte comme titre l’ “Eglise dans le monde”, notant dès la première phrase du texte qu’elle est “pour le monde”.
- Le Pays montmorillonnais, quant à lui, intitule sa deuxième orientation : “Une Eglise pour le monde” tandis que le Pays loudunais formule ainsi sa troisième orientation : “S’engager dans le monde”.
- Le pays mellois prend en compte le rapport au monde dans sa première orientation, spécialement dans sa deuxième partie : “Etre communauté au cœur du monde”, mais aussi dans sa deuxième orientation intitulée : “Une Eglise sachant reconnaître chaque personne telle qu’elle est”.
- La cinquième orientation votée par le territoire de Gâtine : “Une Eglise qui propose” porte un sous titre qui caractérise son rapport à la société : “Savoir accueillir l’inattendu de Dieu dans la culture d’aujourd’hui”.
- Enfin, Niort-ville intitule sa troisième orientation : “Une Eglise partageant la mission”. Pour ce territoire, il s’agit de “coordonner les actions existantes et de se préoccuper ensemble des personnes en difficulté”.
- Le Pays châtelleraudais situe son rapport au monde dans sa première orientation en termes “d’ouverture au monde et aux autres” (1.2) mais aussi “avec les plus démunis et les blessés de la vie” (1.4).
- Dans le Bocage, ce thème sous-tend plusieurs paragraphes (par exemple en 1.5), ou encore, selon une expression de Poitiers-rural, il s’agit d’être “présents là où la vie et la dignité de l’homme sont en jeu” (voir 2e orientation).

2. Une Eglise vivante, fraternelle, accueillante

- Le territoire de Châtellerault-rural se donne comme première orientation de “construire une Eglise plus fraternelle, plus conviviale et plus accueillante”. Ce territoire développe plusieurs axes pour “un effort d’accueil, de fraternité et de convivialité”.
- Le territoire de Poitiers péri-urbain en fait également l’objet de sa première orientation sous le titre : “Accueillir – Ecouter – Appeler”.
- Le Pays civraisien se donne comme deuxième orientation “une Eglise accueillante, conviviale et fraternelle”, ceci dans les communautés locales et les groupes divers, dans les célébrations et dans les différentes demandes faites à l’Eglise pour un service sacramentel. Cela passe par le fait de “créer des lieux d’écoute et d’échanges”.
- Dans sa première orientation, c’est une expression proche de celle-ci qui est exprimée par le Bocage : “Créer des lieux d’accueil et d’écoute” (1.1).
- Pour le Pays mellois, la première orientation comporte une troisième partie ainsi intitulée : “Une Eglise accueillante à toutes les situations de souffrances : les divorcés-remariés…”.
- Le Pays de Gâtine donne comme titre à sa quatrième orientation : “Une Eglise accueillante”. Il souligne particulièrement l’accueil des différences et les rencontres conviviales.
- Le Pays montmorillonnais consacre sa quatrième orientation à ce point : “Une Eglise vivante”, précisant à cette occasion plusieurs perspectives.

D’autres territoires abordent la vie sacramentelle, sa préparation ainsi que l’importance de temps forts.
- Poitiers péri-urbain choisit en deuxième orientation la “Liturgie”, comme cadre de propositions.
- Le Pays thouarsais aborde ce point dans le paragraphe I de sa proposition II.
- Il en est de même pour le Pays Niortais, en 1.3 et 3.3.
- Le Bocage, quant à lui, développe le sens du dimanche, comme “jour privilégié de Dieu et des hommes” (1.7.1), puis “baptêmes – mariages” (1.7.2) et “les sépultures” (1.7.3).
- Le territoire châtelleraudais précise ce point “dans le cadre de nos Assemblées dominicales et de nos relations dans nos communautés chrétiennes” (1.1).
- Le Pays loudunais l’évoque d’emblée dans sa deuxième orientation, à propos des grandes étapes de la vie (201), mais aussi des catéchumènes, des recommençants (202) et des handicapés (203). Cette orientation aborde également la vie de couple et le mariage (23), les malades et la fin de vie (24 et 26).
- Cette dimension sacramentelle et liturgique de la vie de foi constitue l’essentiel de la deuxième orientation de Châtellerault-ville “Accompagner la vie pour faire Alliance”. La célébration dominicale et l’eucharistie font l’objet d’un autre paragraphe en 3.3.
- Poitiers-rural prévoit de poursuivre la relation avec les personnes ayant reçu un sacrement et d’accueillir les nouveaux arrivants (2e orientation).

2bis. Une Eglise qui témoigne et propose la foi

- Niort-ville se donne comme deuxième orientation, “une Eglise qui témoigne de sa foi”. C’est ici que sont pris en compte les problèmes d’actualité et les débats de société en lesquels l’Eglise doit faire entendre une parole. Ce même territoire prend en compte aussi les messes dominicales et la recherche d’un langage simple et actuel.
- Châtellerault-ville confirme, en sa deuxième orientation, l’expression de la foi “en termes simples et ouverts”.
- Le Pays civraisien se donne comme deuxième orientation : “Une Eglise qui témoigne, éveille à la foi et la propose”. C’est dans ce cadre que sont présentés la vie catéchétique et sacramentelle, les diverses célébrations chrétiennes, le rôle de la famille, les différents lieux de réflexion et de formation.
- La pastorale de la famille, comme lieu de proposition catéchétique et sacramentelle, est prise en compte dans la deuxième orientation du Pays châtelleraudais (voir 2.3).
- Pour le Bocage, “ensemble, annoncer Jésus-Christ” constitue un élément de sa deuxième orientation (2.5). C’est ici que sont situées la catéchèse et l’attention aux handicapés.
- Quant au Pays niortais, l’essentiel de sa troisième orientation est consacré aux propositions à faire : “Proposer des cheminements adaptés à la demande”.
- Enfin, la cinquième orientation du Pays de Gâtine s’intitule : “Une Eglise qui propose”, avec ces deux questions : Quels types de propositions pourraient se vivre ? Comment le territoire ou le diocèse peuvent-ils y aider ?

3. Une Eglise qui communique et informe

Six territoires font de ce point le titre d’une orientation.
- C’est le cas du Pays châtelleraudais. La troisième orientation est ainsi formulée : “A travers le territoire : communiquer pour comprendre et se comprendre”. Pour ce faire, il est prévu – entre autres – de “créer une équipe territoriale (…) en lien avec le service Communication du diocèse”.
- Le Bocage choisit, quant à lui, dans sa troisième orientation : “Une Eglise communicante et en dialogue”.
- Pour le Pays mellois, c’est l’objet de sa quatrième orientation : “Une Eglise qui communique”.
- Il en est de même pour Niort-ville ; le titre de sa quatrième orientation est ainsi formulée : “Une Eglise qui communique et qui informe entre groupes, mouvements d’Eglise et vers l’extérieur”.
- Le territoire de Gâtine intitule sa troisième orientation : “Une Eglise en dialogue”. Trois paragraphes sur quatre portent sur l’information et la communication.
- Enfin, le Pays thouarsais consacre sa quatrième orientation à développer ce thème de l’information et de la communication : Proposition IV.
La plupart des autres territoires intègrent la communication et le souci de l’information à l’intérieur des orientations votées.
- Ainsi, Poitiers-ville veut “promouvoir une pastorale de la communication et de l’information”, ceci dans le cadre de sa deuxième orientation qui porte le titre suivant : “Témoigner d’une Eglise qui vit sous le signe de la communion”.
- Le Pays loudunais prévoit d’ “améliorer la communication”, comme un élément pour apprendre à vivre en communautés locales (1e orientation). Ce territoire prévoit de “mettre en place une équipe de communication territoriale avec des relais dans les secteurs”.
- Le Pays niortais prévoit la communication et l’information dans la troisième orientation votée : “proposer des cheminements adaptés à la demande” (voir 3.2)
- Le Pays civraisien prend en compte la communication dans sa première orientation : “Une Eglise au cœur du monde pour le service de l’homme” (1.4).
- Poitiers-rural choisit de veiller “à ce que l’information soit communiquée” (2e orientation).

4. Une Eglise qui offre des formations diversifiées

- Le Pays montmorillonnais prévoit “une formation diversifiée et adaptée”. Tel est le titre de sa troisième orientation.
- C’est également le titre de la troisième orientation pour le Pays mellois : “Une Eglise aidant les chrétiens à se former pour mieux répondre à leur vocation de baptisés”.
- Poitiers péri-urbain consacre sa troisième orientation à ce domaine : “Formation”. Il en est de même pour le Pays thouarsais : Proposition III.
- Quant à Niort-ville, c’est l’objet de la cinquième orientation : “Une Eglise soucieuse de la formation des jeunes et des adultes”.
- Le Pays châtelleraudais situe la formation dans une visée missionnaire. La deuxième orientation est ainsi intitulée : “Tout baptisé est missionnaire : donner à chacun les moyens de remplir sa mission”. A l’intérieur de cette orientation, sont détaillés “les axes sur lesquels il convient de travailler sur les années à venir et de porter un effort de formation”.
- Poitiers-ville introduit la formation dans sa première orientation : “Etre attentif aux réalités humaines du territoire”. Pour ce territoire, il s’agit “d’accompagner une recherche spirituelle, avec une attention à ce qui peut naître, pour répondre aux nouvelles mentalités”.
- Le territoire de Gâtine choisit de mettre en œuvre “des formations adaptées” (3.4).
- Le Pays civraisien n’aborde pas directement le thème de la formation. Cependant, le titre et le contenu de sa troisième orientation relève de ce point : “Une Eglise qui témoigne, éveille à la foi et la propose”. Sont pris en compte ici l’éveil à la foi, la proposition de la foi, l’accompagnement et l’initiation chrétienne.
- Quant au Bocage, la formation est prise en compte dans la première orientation : “Une Eglise enracinée, authentique et ouverte”, (spécialement en 1.1 ; 1.2 ; 1.6 et 1.7) avec la proposition de temps pour la découverte de la Parole de Dieu et l’approfondissement de la vie sacramentelle, mais aussi en 2.4.2 : “Mettre en place des formations adaptées pour les acteurs en responsabilité”.

5. Une Eglise adaptée aux jeunes, spécialement aux enfants et adolescents

- Le Pays de Gâtine place comme première orientation : “Une Eglise mieux adaptée aux enfants et aux jeunes”.
- Quant à Poitiers péri-urbain, sa cinquième orientation veut honorer les “Propositions des jeunes”.
- Le Pays loudunais consacre une grande partie de sa deuxième orientation : “Accompagner la personne dans son histoire”, aux enfants (21) et aux adolescents (22) : éveil à la foi et catéchèse, préparation aux sacrements et temps forts liturgiques, aumôneries et mouvements de jeunes constituent les principaux aspects.
- Pour le Pays montmorillonnais, ce point est pris en compte dans la quatrième orientation : “Une Eglise vivante”. Ce paragraphe parle de “chemins” à “chercher” ou à “ouvrir” (4c).
- Le territoire châtelleraudais parle des jeunes et des enfants dans sa première orientation : en 1.3, mais aussi dans la deuxième : en 2.4.
- Poitiers-ville, territoire où le nombre des scolaires et des étudiants est très important, formule ce point dans sa troisième orientation : “Promouvoir la mise en œuvre des orientations pastorales prises lors du Forum de la jeunesse”.
- C’est dans le cadre de sa première orientation que le Bocage veut “avoir une attention particulière aux plus jeunes” (1.4).
- En Pays thouarsais, “le souci de rejoindre et d’accompagner les jeunes dans leurs activités, leurs centres d’intérêts et leurs moyens d’expression” est placé dans la “Proposition II”.
- C’est dans sa deuxième orientation que le Pays mellois veut “faire confiance aux jeunes : les accompagner, leur donner des responsabilités” (2.3).
- Quant à Niort-ville, deux orientations rendent les jeunes partenaires : voir en particulier 211 et 53.
- Le Pays civraisien parle des jeunes dans sa deuxième orientation sous l’angle de l’éducation de la foi.

6. Une Eglise qui appelle et qui suscite des collaborations

Bien qu’il fasse l’objet du second questionnement du synode, plusieurs territoires ont abordé ce thème dans leurs orientations.
- Le Bocage introduit ce point par le titre de sa deuxième orientation : “Une Eglise aux pierres vivantes”. Plusieurs aspects sont développés : “des acteurs” (2.1) ; “laïcs et ministres ordonnés, travailler ensemble” (2.2) ; “appeler des acteurs” (2.3).
- Poitiers-rural prévoit de “s’engager dans les groupes de jeunes à présenter et promouvoir l’éventail des ‘vocations’ dans le service de Dieu en Eglise” (4e orientation).
- Le Pays niortais choisit ce thème comme cinquième orientation : “ Appeler tous les baptisés à prendre leur place”.
- Le Pays de Gâtine, quant à lui, intitule sa deuxième orientation : “Une Eglise où laïcs, diacres et prêtres marchent ensemble”. Cette orientation parle également de la vie religieuse, des ministères reconnus, du rôle des mouvements, de la place des communautés locales et de l’éveil des vocations spécifiques.
- Par ailleurs, dans sa troisième orientation, Poitiers-ville ouvre par une phrase cette perspective : “Solliciter des personnes nouvelles, appeler à des responsabilités et à des ministères diversifiés” (3.5).
- Enfin, dans “une Eglise sachant reconnaître chaque personne telle qu’elle est” (titre de la deuxième orientation), le Pays mellois prévoit ceci : “oser appeler des personnes ‘en marge’ de l’Eglise” (2.2).


II- Quelques spécificités

Ces spécificités peuvent tenir à l’histoire du territoire, au contexte actuel et aux forces vives appelées à mettre en œuvre ces spécificités.

1. Apprendre à vivre en communauté

Trois territoires l’évoquent. En deux cas, il s’agit d’accentuer clairement l’orientation pastorale des communautés locales dans le diocèse.
- “Apprendre à vivre en communautés locales”, telle est la première orientation pastorale votée par le Pays loudunais. Ce point s’organise autour de trois mots : communion ; communication ; formation.
- C’est aussi cette orientation qu’a votée le Pays mellois, dans le premier point de la première orientation : “Apprendre à vivre en communauté”.
- Par ailleurs, le territoire de Poitiers-ville prévoit, dans sa troisième orientation, de “poursuivre la mise en place des communautés locales”.

2. Les réalités familiales

Plusieurs territoires prennent en compte la vie de famille. Deux territoires en font l’objet de leur première orientation.
- Le Pays montmorillonnais intitule sa première orientation : “Une pastorale des réalités familiales”. Est honoré ce qui est fait dans le domaine associatif et plusieurs perspectives sont également ouvertes.
- Le territoire de Poitiers-rural présente sa première orientation comme une dimension d’accueil des familles, en tenant compte de leurs diversités, de leurs attentes et de leurs propres richesses personnelles.

3. L’œcuménisme

Plusieurs territoires l’évoquent (par exemple, Bocage : 3.1.6 ; Pays mellois : 1.9).
- Cependant, le Pays niortais présente ainsi le titre de sa quatrième orientation : “L’œcuménisme est une réalité de notre territoire”.
Plusieurs points développent cette orientation.

4. L’organisation territoriale prévue par Routes d’Evangile

- Poitiers-ville inscrit dans sa troisième orientation deux éléments prévus par les Actes synodaux de 1993 :
1/ Mettre en place dans chaque secteur une Equipe d’Animation Pastorale (R.E. n° 8113, modifié en juin 1999) ;
2/ Favoriser le Projet pastoral de secteur (R.E. n° 8112).


Conclusion : les mises en oeuvre

- Un certain nombre de territoires ont prévu une évaluation des mises en œuvre en indiquant sous la responsabilité de quelle(s) instance(s) cela se ferait. Par exemple, pour Châtellerault-ville, “une équipe d’animation pastorale du territoire sera mise en place. Elle coordonnera et veillera à la mise en œuvre des orientations pastorales votées par l’Assemblée territoriale et reprises ensuite par le Conseil de mission. Elle en assurera l’information à l’ensemble de la communauté territoriale”. De même, le territoire du Châtelleraudais prévoit la mise en œuvre en indiquant le rôle des secteurs pastoraux, celui du Conseil de mission de territoire et celui de l’équipe d’animation du territoire. Poitiers-ville s’exprime ainsi : “Leur mise en œuvre sera assurée par les Conseils pastoraux de secteurs et les équipes responsables des services et mouvements sous la respon-sabilité du Conseil de mission de Poitiers”. Pour le Pays civraisien, le Conseil de mission a charge d’accompagner chaque secteur et fera le point chaque année, sachant que chaque CPS, chaque mouvement et service a charge de mettre en œuvre ces orientations. Pour le Bocage, ces orientations sont placées sous la responsabilité du Conseil de mission du territoire, les CPS ayant charge de veiller à la mise en œuvre de ces propositions pastorales. Dans le Pays mellois, “le Conseil de mission accompagnera chaque secteur et fera le point chaque année. Ces orientations sont confiées à chaque CPS, chaque mouvement et service qui trouveront les moyens pour les mettre en œuvre”.
- A la suite des Assemblées territoriales du synode, les orientations votées ont été remises au Père Rouet qui a publié un texte “Lire et se réjouir”. Le n° 7 de ce texte aborde la réception et la mise en œuvre de ces orientations. Il peut être très utile de relire les différents paragraphes de ce n° 7.

(novembre 2002)

 

Haut de page

 

 

Lire et se réjouir


Réflexion suite aux Assemblées territoriales


Mgr Albert Rouet

 

1. Le livre des Actes des Apôtres ne cache pas les difficultés que rencontrent les premières communautés chrétiennes. Si petites dans un monde si vaste, elles tiennent à prendre corps dans les différentes cultures et situations ; elles rencontrent des mentalités très diverses. Elles y implantent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. C'est pour faire face avec espérance à ces défis, que se tient la première Assemblée de Jérusalem, le premier Synode de l’histoire de l’Eglise (Ac 15). Vous en savez le résultat : Un accord pour que l’Evangile soit annoncé aussi bien chez les païens que dans le milieu juif. "Les apôtres, les anciens et l’Eglise tout entière" (v. 22) écrivent aux chrétiens d’Antioche une lettre d'entente. L'assemblée, réunie comme pour une célébration liturgique, reçoit la missive : "On l'a lu et on se réjouit de ce qu'elle avait de réconfortant" (v. 31).

Rien n’a encore vraiment bougé à Antioche, en Asie mineure ni en Grèce, mais on se réjouit. Les oppositions persistent, les persécutions guettent, les ouvriers manquent, mais on se réjouit. Tout reste à entreprendre, Paul va repartir, mais on se réjouit. Et le verbe "se réjouir" est de la même famille que "rendre grâces" : Eucharistie.

2. Pourquoi se réjouir déjà ? Une phrase du texte de saint Luc l'explique. A la fin du discours de Saint Pierre, au jour de la Pentecôte, un bref résumé de la vie de l’Eglise se termine ainsi : "Et le Seigneur adjoignait chaque jour à leur groupe ceux qui étaient sauvés" (2,47). Quelle confiance ! Le Christ fait son travail, il ne fait pas défaut aux siens. Les disciples partent annoncer l'Evangile parce qu'ils sont certains que la puissance de la résurrection ne les abandonnera jamais. Ils perçoivent que l’Esprit les attend déjà dans le cœur de ceux vers qui ils marchent. Au début de sa présence à Corinthe, Paul entend le Christ lui dire : "J'ai à moi un peuple nombreux dans cette ville" (18,10). Le Seigneur nous précède. La puissance de sa Parole fonde l'élan de nos pas. L'Evangile nous prend à deux mains : au dedans de nous, il nous envoie et sa main nous pousse. Au devant de nous, il nous attire et sa main nous appelle.

3. La première étape du synode s'achève.
Elle a demandé dans les communautés et autour d'elles ce qui était important dans la vie de chacun et comment dessiner l’Eglise pour demain. Des enfants et des anciens, des chrétiens et des non-croyants ont répondu : plus de 12 000 personnes ! Sans pouvoir compter les innombrables rencontres, dialogues, échanges qui n'ont pas donné une suite écrite. Mais le principal se tient dans la multiplicité de ces contacts. Ils demandent à être continués : ils n'ont pas été créés seulement pour le Synode, mais afin de nouer plus solidement des liens entre les chrétiens et ceux avec qui ils vivent. Communautés territoriales, groupes constitués à cette occasion, mouvements apostoliques et services, de toute part et de bien des manières, des hommes se sont parlés sur l'essentiel de leur vie. Tout ce qui fait vivre un homme est important aux yeux de Dieu : même si cette valeur semble parfois insuffisante ou ambigüe, elle est pour celui qui la vit le carrefour où Dieu l’attend.

4. Je ne veux pas tant résumer ces réponses que souligner une attitude à continuer, un projet à poursuivre. L'Evangile restera loin des hommes tant que des chrétiens ne les rejoindront pas dans l’essentiel de leurs préoccupations que, souvent, ils partagent avec eux. C'est en nous laissant rejoindre nous-mêmes, au cœur de nos vies, par la Parole de Dieu qu'elle s'inscrit dans nos dialogues avec les hommes. En même temps, ces dialogues nous rendent disponibles, ils nous labourent pour que le grain soit semé en nous. La mission est un échange.

Sans multiplier les citations, une orientation au moins résume admirablement cette conversion à l’échange : "Inverser notre regard pour découvrir dans celui de l'autre ce qu'il nous est demandé de réaliser". Les textes rédigés par les territoires montrent la diversité des situations dans le diocèse. Ils montrent aussi un foisonnement d'initiatives, une multitude de réalisations, souvent ignorées ailleurs : une grande vitalité s’en dégage. Lire et se réjouir ! Bien sûr, il serait bon qu'elles soient davantage connues, mais c’est aussi le secret de chaque communauté, de chaque équipe, dans le service de l'Evangile. Trouvez sur Internet (www.poitiers-catholique.fr) ces textes et vous pourrez rendre grâce.

5. Les quatorze Assemblées territoriales se sont tenues. Leur préparation, leur célébration ont investi un temps considérable, un travail énorme. Un temps et un travail accomplis ensemble. Quand on compte les relecteurs des réponses, les secrétariats et les membres des assemblées territoriales, on atteint le chiffre de 1500 personnes ! Jamais une assemblée centralisée n'aurait obtenu une telle participation, ni un travail si collégial sur l'ensemble du diocèse. Je sais les fatigues, la surcharge et les peines rencontrées. Mais je tiens à vous confier l'admiration que j'éprouve et la très grande reconnaissance que je porte - avec tout le diocèse - à ceux et celles y ont oeuvré avec autant de générosité pour l’Eglise.

Si cette entreprise a pu réussir ainsi, nous le devons au labeur de tous les ouvriers de l'Evangile qui, parfois bien avant nous, ont stimulé la vitalité de notre Eglise. C’est bien la fidélité du Christ que nous découvrons ainsi et célébrons. On dira qu'il reste beaucoup à faire ! Eh oui ! L'Evangile commence chaque jour. Mais prenons ce temps : lire et se réjouir.
Nous percevons qu’être chrétien rend heureux et fait vivre, à cause de la confiance partagée avec le Christ et entre nous.

6. De ce premier temps, je ne cherche pas à tracer une synthèse. Il revient, en effet, aux Assemblées diocésaines de ressaisir les travaux des territoires. Cependant sans trop s'immiscer dans le contenu des textes des territoires, il convient de souligner les acquis fondamentaux qui ont structuré la première étape. Ces acquis proviennent du travail de mise en œuvre du précédent Synode. Le Synode actuel confirme les points suivants :

a) la diversité des territoires (humaine, historique, économique, sociale...) et les différences des mentalités sont nettement affirmées. C'est une preuve de légitimité de la structure mise en place dans le diocèse pour servir l’annonce de l’Evangile au plus près des hommes ;

b) un fonctionnement collégial et non pas centralisé du diocèse, donc une vie ecclésiale de type synodal, est clairement adapté à notre situation diocésaine et à notre avenir ;

c) l'unité de notre Eglise diocésaine naît ainsi non pas de l'uniformité mais de la communion, donc de la réciprocité, entre ses composantes ;

d) une volonté de proximité territoriale par les communautés locales appelle fortement un partenariat régulier pour stimuler l’élan apostolique, l'ouverture et la fraternité avec les autres hommes. D'où la place importante des mouvements apostoliques, comme l’a décidé, après l’année sur la mission (1999 - 2000), le Conseil Pastoral Diocésain ;

e) de manière évidente, la confiance faite aux chrétiens baptisés et confirmés, pour recevoir des responsabilités et une mission, avec le souci de leur formation, ressort de tous les textes.

Ce sont là des points essentiels pour la vie de notre Eglise. Elle manifeste ainsi sa confiance dans l'espérance, sa vie dans la foi et sa communion dans la charité. Lire et se réjouir : donc continuer encore plus ardemment !

7. Chaque territoire a voté des orientations et me les a remises. Dans le cadre général du droit de l'Eglise universelle sur les compétences d'un Synode diocésain, je reçois avec gratitude ces orientations. Parmi elles, plusieurs distinctions sont à faire :

a) certaines orientations confirment les orientations du synode de 1993 et leur mise en œuvre. Ce consensus, dans sa généralité même, prouve que ces orientations appartiennent au bien commun du diocèse. Telles sont notamment :


- la volonté d'une Eglise ouverte, proche des hommes
- la priorité de l'élan apostolique et les charges confiées aux laïcs
- l'attention forte à la vie des hommes...

La nouveauté de ces orientations ne réside pas tant dans leur formulation que dans la prise de conscience de l'assurance de leur bien-fondé et de leur urgence.

b) des orientations concernent la vie de tout le diocèse et d'autres peuvent, sans plus attendre, être mises en œuvre dans chaque territoire. Je confie à chacun des quatorze Conseils de Mission la responsabilité de déterminer :

- les orientations qu'il veut transmettre aux assemblées diocésaines du Synode, grâce à la coordination du Conseil de Mission des Territoires,
- et les orientations qu'il peut déjà promouvoir dans son territoire,

. en lien avec les mouvements et services,
. en aidant les secteurs à passer de ces orientations territoriales à un projet pastoral de secteur renouvelé.

c) L’année 2002 - 2003 sera mise à profit pour que les orientations propres à chaque territoire s'inscrivent dans les faits par des choix précis, pour un temps donné et vérifiable dans leur réalisation concrète.
. Pendant cette même année, l’étude et la méditation du Livre des Actes des Apôtres permettra de “rédiger nos Actes”. Chaque groupe s’exprimera. Lire et se réjouir !

d) l’approbation proprement dite des orientations territoriales se fera donc :

 
- avec les orientations diocésaines pour les orientations transmises aux Assemblées diocésaines,
- par l'approbation des projets bâtis par les Conseils pastoraux de secteur, le secteur étant l'unité pastorale de base.

L’approbation par l’évêque se conjugue ainsi avec la réception par le peuple chrétien.

e) territoires et secteurs veilleront à incorporer les points d'attention soulignés par des participations particulières : ACO, ACI, CMR, Secours Catholique, anciens et enfants, personnes handicapées, prêtres ouvriers...

Un projet pour les jeunes de moins de 16 ans est en cours de préparation. Il sera présenté dès qu'il sera terminé.

Ce qui est écrit ici au sujet du territoire reprend fidèlement les décisions du Synode de 1993 sur la mission d’une zone, ainsi que les réflexions et les applications qui depuis en ont été faites par le diocèse.

8. Ainsi pendant que se préparent les Assemblées Diocésaines, le travail considérable déjà effectué ne sera pas simplement mis en attente. Une grande part peut immédiatement être mise en œuvre pour que l’élan de cette année ne retombe pas. Les rencontres de la première étape ont stimulé le désir de poursuivre des rencontres semblables.

9. Des orientations supposent des acteurs. Il n'est pas sans signification que le Synode de Jérusalem (Ac 15) provoque la désignation de responsables (v, 22) et pousse Paul à reprendre la route (Ac 16, 4) : "Ainsi les Eglises s'affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour" (v. 5).

En travaillant la seconde étape, nous préparons les ministres et les acteurs adaptés à la mise en œuvre des orientations synodales. Voulues ensemble, elles seront réalisées ensemble : c'est la mission qui nous convertit au service de l'Evangile.

Aujourd'hui, les défis relevés par l'Assemblée des Conseils (en 1997), la complexité de l’annonce de la foi et même de la situation des croyants, conduisent notre Eglise à articuler sa vie propre avec le monde auquel elle est envoyée. En conséquence, dans sa vie, notre diocèse doit articuler ses diverses composantes (territoires, mouvements et services) entre elles. En effet, dans un monde complexe, souvent éclaté, où chacun est engagé, la communion dans la foi, l’espérance et la charité, donne le signe du Dieu Trinité que nous annonçons. Elle appelle des ministères et des charges différenciés, responsables en leur domaine particulier mais unis dans un même corps qui est le Christ. Ici, le rôle spécifique des ministres ordonnés s'avère indispensable pour que les articulations du corps fonctionnent dans la souplesse et la cohésion que donne le Christ, Tête de son Eglise, qui l'aime et la nourrit. Le concile Vatican II fait devoir aux ministres ordonnés de permettre aux fidèles laïcs de développer leurs charismes.

10. Cette année, est proposée à tous les groupes et à chacun, la méditation du livre des Actes des Apôtres. Il a présidé les célébrations territoriales. Le Christ, Verbe de Dieu, continue d’écrire son action en nos vies. Saint Paul écrit aux Corinthiens : "Oui, vous êtes manifestement une lettre du Christ rédigée par nos soins, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur vos cœurs" (2 Co 3, 3).

Il est en effet indispensable de fonder nos orientations dans la Parole de Dieu, de vérifier comment elles sont en fidélité avec cette Parole vivante et nourrissante.

Le Synode ne se limite pas à cataloguer des objectifs concrets. Il a charge également de rendre compte des raisons pour lesquelles il les retient. Il lui revient de dire pourquoi il fait ce qu'il fait, donc de fonder théologiquement ses orientations. La Parole de Dieu, l’attention aux événements de ce temps et la prière sont constitutives de toute démarche synodale.

(juillet 2002)

 

Haut de page


 

Convocation aux Assemblées territoriales 

Notre diocèse célèbre un deuxième Synode. Ce n’est pas un événement situé en-dehors de la marche habituelle. Il s’agit d’un temps fort qui concentre le travail accompli depuis le Synode de 1993 avec le Père Rozier. Et d’un élan pour demain, au milieu d’une humanité à qui nous sommes envoyés.

Le Diocèse est un. Il l’est par sa mission de porter l’Evangile. Il l’est par la communion entre les Mouvements, les Services avec les quatorze territoires qui diffèrent par l’histoire et les réalités. C’est pourquoi la première Assemblée synodale sera décentralisée et se tiendra en chaque territoire. Le travail de chaque Assemblée pour adapter l’unique mission à sa situation propre, servira le bien de l’ensemble du Diocèse et le bien de tous.

Chaque membre d’une Assemblée, qu’il soit membre convoqué ou appelé, est plus que le représentant d’un groupe : sa participation le rend responsable pour sa part du bien général et des orientations à prendre. Quel que soit le mode de désignation, tous les membres sont égaux. Ils ont le devoir de participer à leur Assemblée propre et le droit d’y exprimer librement leur opinion et leur vote.

Je salue les invités : leur présence fraternelle et leur compétence aidera le travail de l’Assemblée.

Je convoque donc officiellement à chaque Assemblée Territoriale du Synode aux dates déjà publiées, les membres dont les noms seront publiés dans Eglise en Poitou. Je délègue au Vicaire Episcopal concerné la présidence de l’Assemblée.

Célébrer un Synode est un acte d’espérance. C’est aussi une action de grâce envers le Christ qui nous appelle à marcher à sa suite.

A Poitiers, le 3 mars 2002

 

Par mandement,
Joseph Fauchereau                                     .
Chancelier
t Albert Rouet
Evêque de Poitiers

 

Haut de page

 

Règlement des Assemblées territoriales 

Au cours des mois de Mai-Juin 2002 auront lieu les Assemblées territoriales du synode. Celui-ci est un acte de toute l’Eglise particulière sur le thème : “Au service de la Mission, des acteurs et des ministres de l’Evangile”. Aussi, est-ce au titre de leur appartenance diocésaine que se réunissent les assemblées territoriales. Publié avec l’accord du Conseil pastoral diocésain, ce document de référence présente les finalités ainsi que la composition, le fonctionnement et les dates de ces Assemblées territoriales du synode.


1. Leurs finalités

Dans une dynamique d’accueil de la Parole de Dieu et de célébration de la foi de l’Eglise, chaque Assemblée territoriale vise à :

* Evaluer les traits principaux des mentalités des habitants du territoire à partir des réponses au questionnement : “Donner du sens à la vie et dessiner l’Eglise” ;
* Formuler quelques orientations fondamentales pour la mission dans le territoire, en fonction de l’évaluation précédente ;
* Engager le processus électif en vue des deux Assemblées synodales diocésaines ;
* Célébrer la foi de l’Eglise.


2. Leur composition

Deux principes :

1- Suivre et adapter ce que demande le Code pour le synode diocésain ;
2- Vivre une assemblée territoriale “gérable”, c’est-à-dire représentative du Peuple de Dieu, sans être pour autant trop nombreuse.

Le canon 463 distingue les membres convoqués et appelés, ainsi que les invités possibles.

Membres convoqués :

1- Le vicaire épiscopal chargé d’accompagner le territoire ;
2- Le responsable du territoire et son équipe d’animation ainsi que les membres du Conseil de mission du territoire ;
3- Les doyens et les prêtres du Conseil presbytéral résidant sur le territoire ;
4- Les membres du Conseil pastoral diocésain et les membres du Conseil diocésain du laïcat résidant sur le territoire ;
5- Les prêtres responsables de secteur ainsi qu’un membre du Conseil pastoral de secteur (qui n’est pas délégué pastoral d’une communauté locale) élu par le conseil pastoral de secteur ;
6- Un diacre (ou deux s’il y a plus de quatre diacres dans le territoire) élu par l’ensemble des autres diacres du diocèse ;
7- Deux religieux/religieuses apostoliques élus par les religieux/religieuses du territoire ainsi qu’un(e) représentant(e) des communautés contemplatives situées sur ce même territoire si c’est le cas ;
8- Les délégués pastoraux des communautés locales du territoire.

Note : Si un membre convoqué appartient à des groupes différents, il représente chaque groupe auquel il appartient. Il n’est pas nécessaire de le doubler.

Membres appelés :

1- Les membres des équipes d’animation pastorale de secteur ;
2- D’autres membres seront appelés comme participants à l’Assemblée territoriale, au jugement du vicaire épiscopal et du responsable de territoire, notamment des représentants des ministères reconnus, du Conseil pour les affaires économiques, des mouvements et des services ;
3- Des jeunes du Conseil pastoral diocésain des jeunes résidant sur le territoire ainsi que des représentants de groupes de jeunes (plus de 16 ans) ;
4- L’équipe d’animation du territoire, avec le vicaire épiscopal concerné, s’assurera du fait que l’ensemble du Peuple de Dieu ainsi que les différents aspects de la mission sont correctement représentés. Si besoin est, d’autres personnes pourront être appelées dans un juste souci de représentativité.

Invités :

1- Les ministres d’autres confessions chrétiennes non catholiques, présents sur le territoire ou un membre de ces communautés ;
2- Un membre de deux Conseils de mission des territoires voisins, élu par chacun des Conseils de mission de territoire auquel il appartient ;
3- Toute personne qui, au jugement du vicaire épiscopal et du responsable du territoire, peut apporter un éclairage pour les travaux de l’Assemblée.

Note : En temps opportun, la liste des membres convoqués et appelés des 14 territoires sera publiée dans Eglise en Poitou, sous la responsabilité des vicaires épiscopaux et des responsables de territoires concernés.


3. Leur fonctionnement

3. 1 L’Assemblée territoriale est présidée, au nom de l’évêque, par le vicaire épiscopal chargé d’accompagner ce territoire (canon 462 § 2). Le responsable du territoire est vice-président. Un secrétaire est élu par le Conseil de mission du territoire. Ces trois personnes forment le bureau qui désigne un ou deux animateurs de session. (Une session correspond à une journée. Si deux journées sont programmées, on parlera de deux sessions).

3. 2 L’Assemblée est convoquée, par le bureau, au moins quinze jours avant la session.

3. 3 Le président décide en dernière instance de toute question relative à l’ordre du jour ainsi que du fonctionnement de l’Assemblée territoriale du synode.

3. 4 Le vice-président assiste le président dans ses fonctions. Il peut le remplacer dans les charges que le président lui confie.

3. 5 Le secrétaire a charge de favoriser le déroulement de l’Assemblée. Il veillera à ce qu’un compte-rendu de la session soit assuré.

3. 6 L’animateur de séance désigné par le bureau est choisi en dehors des délégués de l’Assemblée territoriale. Il ne prend donc pas part aux votes. Il veille, en particulier, au bon déroulement de chaque séance, à l’organisation des votes et au respect du temps de parole accordé à chaque intervenant.

3. 7 Les modalités de prise de parole, en Assemblée plénière, seront définies par le bureau et indiquées en temps opportun dans le cadre de l’Assemblée territoriale : expressions de carrefours, durée, etc…

3. 8 Ont droit de vote les membres convoqués et appelés. Les invités ne participent pas au vote.

3. 9 Un amendement doit être clairement rédigé et proposé par un groupe dûment constitué dans le cadre de l’Assemblée territoriale (minimum 5 personnes). Pour être adopté, il doit recueillir les deux tiers des voix. Sinon, le texte proposé initialement demeure en l’état.

3. 10 Le texte “Orientations fondamentales pour la mission dans le territoire de X” (deux pages maximum) cherchera à recueillir un consensus. Pour être adopté, il doit recueillir au minimum les deux tiers des voix.

3. 11 Les conclusions de l’Assemblée territoriale seront adressées, par le bureau, au Secrétariat général du synode qui les soumettra au discernement de l’évêque. Puis elles seront confiées au Conseil de mission qui veillera à leur mise en œuvre. Elles seront associées aux Actes synodaux promulgués le 30 novembre 2003.

3. 12 En cas de difficulté d’interprétation de ce règlement, le président – assisté du vice-président et du secrétaire – est habilité à trancher.

3. 13 Les communautés chrétiennes, mouvements, services et groupes chrétiens ainsi que les personnes ouvertes à la démarche du synode diocésain seront tenus informés des conclusions de l’Assemblée territoriale, selon des modalités de communication qu’il revient au Conseil de mission d’élaborer.


 

En Deux-Sèvres

 
Samedi 1er et dimanche 2 juin 2002             
Samedi 8 juin 2002
Samedi 15 juin 2002
Samedi 15 juin 2002
Samedi 15 juin 2002
Dimanche 16 juin 2002

 

 

Pays du Bocage
Pays niortais
Pays thouarsais
Pays mellois
Niort-ville
Pays de Gâtine

En Vienne 

 
Samedi 4 mai 2002
Samedi 4 et dimanche 5 mai 2002
Samedi 25 mai 2002
Samedi 25 mai 2002
Samedi 1er juin 2002
Samedi 1er et dimanche 2 juin 2002
Samedi 8 juin 2002
Dimanche 16 juin 2002

 

 

Poitiers péri-urbain
Châtellerault-ville
Pays loudunais
Pays montmorillonnais
Pays châtelleraudais
Poitiers-ville
Pays civraisien
Poitiers rural

 

"La parole échangée, la mission partagée prennent chair en notre histoire"

"L’Eglise a pour unique mission de rendre Jésus-Christ présent aux hommes. Elle doit l’annoncer, le montrer, le donner à tous. A cette mission, nous savons qu’elle ne peut faillir. Elle est et sera toujours en toute vérité l’Eglise du Christ : "Je suis avec vous jusqu’à la consommation du siècle" (Mt 28, 20). Mais ce qu’elle est en elle-même, il faut qu’elle le soit aussi dans ses membres. Ce qu’elle est pour nous, il faut aussi qu’elle le soit par nous. Il faut que par nous Jésus-Christ continue d’être annoncé, qu’à travers nous il continue de transparaître. C’est là plus qu’une obligation : c’est, peut-on dire, une nécessité organique. Les faits y répondent-ils toujours ? Par notre ministère, l’Eglise annonce-t-elle vraiment Jésus-Christ ? (…)
Le livre des Actes des Apôtres, qui nous raconte les premiers temps de l’Eglise, nous montre aussi, d’un bout à l’autre, cette annonce de Jésus-Christ. Il s’ouvre par les paroles du Seigneur ressuscité à ses disciples : "Vous recevrez en vous la force du Saint Esprit, et vous serez mes témoins dans Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre" (Ac 1, 8), - et il se ferme sur la mention de Paul "prêchant à tous le règne de Dieu et leur enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ" (Ac 28, 31)".

H. de LUBAC, Méditation sur l’Eglise, Paris, Aubier, 1953, p. 190

 
Haut de page


 

Un diocèse organisé en 14 territoires 

En cette première année du synode, le questionnement adressé à tous "Donner du sens à la vie et dessiner l’Eglise" (Septembre 2001-25 Février 2002) sera dépouillé en chacun des territoires du diocèse et donnera lieu en Mai-Juin 2002 à des Assemblées territoriales du synode. Aussi voudrait-on présenter ici ce qu’est un diocèse et la mission confiée aux 14 territoires.


1. Qu’est-ce qu’un diocèse ?

Selon le concile Vatican II, “un diocèse est une portion du Peuple de Dieu confiée à un évêque pour qu’avec l’aide de son presbyterium, il en soit le pasteur : ainsi le diocèse, lié à son pasteur et par lui rassemblé par l’Esprit Saint, grâce à l’Evangile et à l’Eucharistie, constitue une Eglise particulière en laquelle est vraiment présente et agissante l’Eglise du Christ, une, sainte, catholique et apostolique” (Décret sur la charge pastorale des évêques dans l’Eglise n° 11 ; présentation reprise par le canon 369).

Le diocèse n’est donc pas une partie mais une "portion" du Peuple de Dieu. Le choix de ce mot par les Pères conciliaires désigne une partie qui a toutes les qualités de l’ensemble. Ainsi, le diocèse est une manifestation plénière de l’Eglise de Dieu selon les éléments constitutifs que le texte cite : l’Eglise est rassemblée dans l’Esprit Saint, grâce à l’Evangile, à la célébration de l’Eucharistie et des sacrements, sous la présidence de l’évêque qui l’inscrit visiblement dans la communion de toute l’Eglise.

2. Les territoires et leur mission

Le diocèse comprend onze pays et trois villes : tels sont les quatorze territoires. Chacun des pays et chacune des villes constitue un ensemble humain qui manifeste la diversité des visages du diocèse.

Chaque territoire a son propre Conseil de mission. Trois axes principaux guident le travail des Conseils de mission :

* Se faire attentif aux réalités humaines du territoire ainsi qu’aux évolutions en cours, c’est reconnaître que l’Esprit Saint nous précède et qu’il parle dans les langages humains ;

* Permettre aux secteurs pastoraux, aux mouvements (apostoliques, éducatifs, spirituels) et aux services, présents sur un même territoire, de se connaître, de se rencontrer et de manifester le visage d’une Eglise qui vit sous le signe de la communion ;

* Assurer, en chaque territoire, la mise en œuvre des orientations pastorales du diocèse, garantissant ainsi que l’annonce de l’Evangile et l’horizon de la mission constituent le fait de toute l’Eglise diocésaine.

L’équipe d’animation du Conseil de mission est responsable de la bonne marche de l’ensemble. Cette équipe comprend le prêtre responsable ainsi que deux ou trois personnes nommées à cette équipe. Sans être membres de Conseils pastoraux de secteurs, ces personnes exercent une responsabilité spécifique sur le pays ou la ville (par exemple, communication, trésorerie, secrétariat, etc…). Cette équipe se réunit régulièrement pour préparer les réunions du Conseil de mission et pour mettre en œuvre les décisions prises, en lien avec le vicaire épiscopal chargé d’accompagner ce territoire.

3. Le Conseil de Mission des Territoires

Le Conseil de Mission des Territoires (C.M.T.) permet de mieux connaître les visages variés du diocèse. Chaque territoire est représenté à ce Conseil diocésain par le prêtre responsable, ainsi que par un ou deux membres, selon le nombre d’habitants par territoire.

Il se réunit trois fois par an pour partager les objectifs que se donne le Conseil de mission en chaque territoire (par exemple, auprès des jeunes, dans le domaine de la formation, sur le plan de la communication, sur les questions de santé, etc…), mais aussi pour faire part des initiatives prises.

C’est un lieu d’écoute et d’attention à la vie des hommes et des femmes des différents territoires, par un temps de relecture, d’approfondissement de questions posées ou de sujets d’actualité. De ce fait, c’est un lieu de consultation mais aussi d’impulsion.

Il fait le point sur la façon dont se déploient les orientations diocésaines (mise en place des communautés locales, articulation entre l’organisation territoriale de l’Eglise et les mouvements apostoliques, etc…). De la sorte, ce Conseil permet des échanges fructueux ainsi que des encouragements mutuels.

Haut de page