Les Assemblées territoriales |
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Convergences et spécificités Convergences et spécificitésOrientations territoriales du Synode
Les orientations ainsi votées privilégient des domaines prioritaires (entre 3 et 5 orientations par territoire). Elles ne cherchent donc pas à tout dire. Le document de travail présenté ici s’en tient généralement au titre des orientations votées. Il ne développe pas les contenus spécifiques formulés par les Assemblées Territoriales du synode.
1. Sens et finalités des orientations Sur la base des réponses au premier questionnement du synode, quelles sont les finalités des orientations pastorales votées lors des Assemblées territoriales du synode ? Certains territoires ont pris soin de formuler ces finalités ou bien de préciser le sens de ces orientations en préambule ou en introduction à leur texte. C’est ainsi, par exemple, que le Pays loudunais rappelle les étapes du synode depuis sa convocation par le Père Rouet à la Pentecôte, jusqu’à ce texte, “fruit de ce travail de concertation” et présenté “à l’Assemblée synodale qui l’a amendé avant de l’adopter à l’unanimité”. 2. Méthode de rédaction des textes Cela paraît aller de soi maintenant, mais il est bon de rappeler la méthode : * Un premier texte fait un va et vient avec les CPS et/ou les délégués avant une deuxième formulation qui est présentée à l’Assemblée territoriale pour amendements et vote final à l’unanimité ou à une très large majorité (selon le règlement des Assemblées territoriales du synode, 2/3 des voix étaient requises). * Seconde remarque : 7 territoires font appel à citations, signe de l’écoute vécue et du chemin parcouru pour formuler ces orientations.
D’autres types de citations existent : - Le concile Vatican II : GS n°1 (Bocage) ; Des réponses du premier questionnement sont relevées et jalonnent certains textes (Pays châtelleraudais ; Pays de Gâtine ; Pays civraisien).
1. Une Eglise envoyée dans le monde - Le Pays civraisien donne comme titre à sa première orientation : “Une Eglise au cœur du monde pour le service de l’homme”. 2. Une Eglise vivante, fraternelle, accueillante - Le territoire de Châtellerault-rural se donne comme première orientation de “construire une Eglise plus fraternelle, plus conviviale et plus accueillante”. Ce territoire développe plusieurs axes pour “un effort d’accueil, de fraternité et de convivialité”. D’autres territoires abordent la vie sacramentelle, sa préparation ainsi que l’importance de temps forts. 2bis. Une Eglise qui témoigne et propose la foi - Niort-ville se donne comme deuxième orientation, “une Eglise qui témoigne de sa foi”. C’est ici que sont pris en compte les problèmes d’actualité et les débats de société en lesquels l’Eglise doit faire entendre une parole. Ce même territoire prend en compte aussi les messes dominicales et la recherche d’un langage simple et actuel. 3. Une Eglise qui communique et informe Six territoires font de ce point le titre d’une orientation. 4. Une Eglise qui offre des formations diversifiées - Le Pays montmorillonnais prévoit “une formation diversifiée et adaptée”. Tel est le titre de sa troisième orientation. 5. Une Eglise adaptée aux jeunes, spécialement aux enfants et adolescents - Le Pays de Gâtine place comme première orientation : “Une Eglise mieux adaptée aux enfants et aux jeunes”. 6. Une Eglise qui appelle et qui suscite des collaborations Bien qu’il fasse l’objet du second questionnement du synode, plusieurs territoires ont abordé ce thème dans leurs orientations.
Ces spécificités peuvent tenir à l’histoire du territoire, au contexte actuel et aux forces vives appelées à mettre en œuvre ces spécificités. 1. Apprendre à vivre en communauté Trois territoires l’évoquent. En deux cas, il s’agit d’accentuer clairement l’orientation pastorale des communautés locales dans le diocèse. 2. Les réalités familiales Plusieurs territoires prennent en compte la vie de famille. Deux territoires en font l’objet de leur première orientation. 3. L’œcuménisme Plusieurs territoires l’évoquent (par exemple, Bocage : 3.1.6 ; Pays mellois : 1.9). 4. L’organisation territoriale prévue par Routes d’Evangile - Poitiers-ville inscrit dans sa troisième orientation deux éléments prévus par les Actes synodaux de 1993 :
- Un certain nombre de territoires ont prévu une évaluation des mises en œuvre en indiquant sous la responsabilité de quelle(s) instance(s) cela se ferait. Par exemple, pour Châtellerault-ville, “une équipe d’animation pastorale du territoire sera mise en place. Elle coordonnera et veillera à la mise en œuvre des orientations pastorales votées par l’Assemblée territoriale et reprises ensuite par le Conseil de mission. Elle en assurera l’information à l’ensemble de la communauté territoriale”. De même, le territoire du Châtelleraudais prévoit la mise en œuvre en indiquant le rôle des secteurs pastoraux, celui du Conseil de mission de territoire et celui de l’équipe d’animation du territoire. Poitiers-ville s’exprime ainsi : “Leur mise en œuvre sera assurée par les Conseils pastoraux de secteurs et les équipes responsables des services et mouvements sous la respon-sabilité du Conseil de mission de Poitiers”. Pour le Pays civraisien, le Conseil de mission a charge d’accompagner chaque secteur et fera le point chaque année, sachant que chaque CPS, chaque mouvement et service a charge de mettre en œuvre ces orientations. Pour le Bocage, ces orientations sont placées sous la responsabilité du Conseil de mission du territoire, les CPS ayant charge de veiller à la mise en œuvre de ces propositions pastorales. Dans le Pays mellois, “le Conseil de mission accompagnera chaque secteur et fera le point chaque année. Ces orientations sont confiées à chaque CPS, chaque mouvement et service qui trouveront les moyens pour les mettre en œuvre”. (novembre 2002)
Lire et se réjouirRéflexion suite aux Assemblées territoriales
1. Le livre des Actes des Apôtres ne cache pas les difficultés que rencontrent les premières communautés chrétiennes. Si petites dans un monde si vaste, elles tiennent à prendre corps dans les différentes cultures et situations ; elles rencontrent des mentalités très diverses. Elles y implantent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. C'est pour faire face avec espérance à ces défis, que se tient la première Assemblée de Jérusalem, le premier Synode de l’histoire de l’Eglise (Ac 15). Vous en savez le résultat : Un accord pour que l’Evangile soit annoncé aussi bien chez les païens que dans le milieu juif. "Les apôtres, les anciens et l’Eglise tout entière" (v. 22) écrivent aux chrétiens d’Antioche une lettre d'entente. L'assemblée, réunie comme pour une célébration liturgique, reçoit la missive : "On l'a lu et on se réjouit de ce qu'elle avait de réconfortant" (v. 31). Rien n’a encore vraiment bougé à Antioche, en Asie mineure ni en Grèce, mais on se réjouit. Les oppositions persistent, les persécutions guettent, les ouvriers manquent, mais on se réjouit. Tout reste à entreprendre, Paul va repartir, mais on se réjouit. Et le verbe "se réjouir" est de la même famille que "rendre grâces" : Eucharistie. 2. Pourquoi se réjouir déjà ? Une phrase du texte de saint Luc l'explique. A la fin du discours de Saint Pierre, au jour de la Pentecôte, un bref résumé de la vie de l’Eglise se termine ainsi : "Et le Seigneur adjoignait chaque jour à leur groupe ceux qui étaient sauvés" (2,47). Quelle confiance ! Le Christ fait son travail, il ne fait pas défaut aux siens. Les disciples partent annoncer l'Evangile parce qu'ils sont certains que la puissance de la résurrection ne les abandonnera jamais. Ils perçoivent que l’Esprit les attend déjà dans le cœur de ceux vers qui ils marchent. Au début de sa présence à Corinthe, Paul entend le Christ lui dire : "J'ai à moi un peuple nombreux dans cette ville" (18,10). Le Seigneur nous précède. La puissance de sa Parole fonde l'élan de nos pas. L'Evangile nous prend à deux mains : au dedans de nous, il nous envoie et sa main nous pousse. Au devant de nous, il nous attire et sa main nous appelle. 3. La première étape du synode s'achève. 4. Je ne veux pas tant résumer ces réponses que souligner une attitude à continuer, un projet à poursuivre. L'Evangile restera loin des hommes tant que des chrétiens ne les rejoindront pas dans l’essentiel de leurs préoccupations que, souvent, ils partagent avec eux. C'est en nous laissant rejoindre nous-mêmes, au cœur de nos vies, par la Parole de Dieu qu'elle s'inscrit dans nos dialogues avec les hommes. En même temps, ces dialogues nous rendent disponibles, ils nous labourent pour que le grain soit semé en nous. La mission est un échange. Sans multiplier les citations, une orientation au moins résume admirablement cette conversion à l’échange : "Inverser notre regard pour découvrir dans celui de l'autre ce qu'il nous est demandé de réaliser". Les textes rédigés par les territoires montrent la diversité des situations dans le diocèse. Ils montrent aussi un foisonnement d'initiatives, une multitude de réalisations, souvent ignorées ailleurs : une grande vitalité s’en dégage. Lire et se réjouir ! Bien sûr, il serait bon qu'elles soient davantage connues, mais c’est aussi le secret de chaque communauté, de chaque équipe, dans le service de l'Evangile. Trouvez sur Internet (www.poitiers-catholique.fr) ces textes et vous pourrez rendre grâce. 5. Les quatorze Assemblées territoriales se sont tenues. Leur préparation, leur célébration ont investi un temps considérable, un travail énorme. Un temps et un travail accomplis ensemble. Quand on compte les relecteurs des réponses, les secrétariats et les membres des assemblées territoriales, on atteint le chiffre de 1500 personnes ! Jamais une assemblée centralisée n'aurait obtenu une telle participation, ni un travail si collégial sur l'ensemble du diocèse. Je sais les fatigues, la surcharge et les peines rencontrées. Mais je tiens à vous confier l'admiration que j'éprouve et la très grande reconnaissance que je porte - avec tout le diocèse - à ceux et celles y ont oeuvré avec autant de générosité pour l’Eglise. Si cette entreprise a pu réussir ainsi, nous le devons au labeur de tous les ouvriers de l'Evangile qui, parfois bien avant nous, ont stimulé la vitalité de notre Eglise. C’est bien la fidélité du Christ que nous découvrons ainsi et célébrons. On dira qu'il reste beaucoup à faire ! Eh oui ! L'Evangile commence chaque jour. Mais prenons ce temps : lire et se réjouir. 6. De ce premier temps, je ne cherche pas à tracer une synthèse. Il revient, en effet, aux Assemblées diocésaines de ressaisir les travaux des territoires. Cependant sans trop s'immiscer dans le contenu des textes des territoires, il convient de souligner les acquis fondamentaux qui ont structuré la première étape. Ces acquis proviennent du travail de mise en œuvre du précédent Synode. Le Synode actuel confirme les points suivants : a) la diversité des territoires (humaine, historique, économique, sociale...) et les différences des mentalités sont nettement affirmées. C'est une preuve de légitimité de la structure mise en place dans le diocèse pour servir l’annonce de l’Evangile au plus près des hommes ; b) un fonctionnement collégial et non pas centralisé du diocèse, donc une vie ecclésiale de type synodal, est clairement adapté à notre situation diocésaine et à notre avenir ; c) l'unité de notre Eglise diocésaine naît ainsi non pas de l'uniformité mais de la communion, donc de la réciprocité, entre ses composantes ; d) une volonté de proximité territoriale par les communautés locales appelle fortement un partenariat régulier pour stimuler l’élan apostolique, l'ouverture et la fraternité avec les autres hommes. D'où la place importante des mouvements apostoliques, comme l’a décidé, après l’année sur la mission (1999 - 2000), le Conseil Pastoral Diocésain ; e) de manière évidente, la confiance faite aux chrétiens baptisés et confirmés, pour recevoir des responsabilités et une mission, avec le souci de leur formation, ressort de tous les textes. Ce sont là des points essentiels pour la vie de notre Eglise. Elle manifeste ainsi sa confiance dans l'espérance, sa vie dans la foi et sa communion dans la charité. Lire et se réjouir : donc continuer encore plus ardemment ! 7. Chaque territoire a voté des orientations et me les a remises. Dans le cadre général du droit de l'Eglise universelle sur les compétences d'un Synode diocésain, je reçois avec gratitude ces orientations. Parmi elles, plusieurs distinctions sont à faire : a) certaines orientations confirment les orientations du synode de 1993 et leur mise en œuvre. Ce consensus, dans sa généralité même, prouve que ces orientations appartiennent au bien commun du diocèse. Telles sont notamment :
La nouveauté de ces orientations ne réside pas tant dans leur formulation que dans la prise de conscience de l'assurance de leur bien-fondé et de leur urgence. b) des orientations concernent la vie de tout le diocèse et d'autres peuvent, sans plus attendre, être mises en œuvre dans chaque territoire. Je confie à chacun des quatorze Conseils de Mission la responsabilité de déterminer : - les orientations qu'il veut transmettre aux assemblées diocésaines du Synode, grâce à la coordination du Conseil de Mission des Territoires, . en lien avec les mouvements et services, c) L’année 2002 - 2003 sera mise à profit pour que les orientations propres à chaque territoire s'inscrivent dans les faits par des choix précis, pour un temps donné et vérifiable dans leur réalisation concrète. d) l’approbation proprement dite des orientations territoriales se fera donc : L’approbation par l’évêque se conjugue ainsi avec la réception par le peuple chrétien. e) territoires et secteurs veilleront à incorporer les points d'attention soulignés par des participations particulières : ACO, ACI, CMR, Secours Catholique, anciens et enfants, personnes handicapées, prêtres ouvriers... Un projet pour les jeunes de moins de 16 ans est en cours de préparation. Il sera présenté dès qu'il sera terminé. Ce qui est écrit ici au sujet du territoire reprend fidèlement les décisions du Synode de 1993 sur la mission d’une zone, ainsi que les réflexions et les applications qui depuis en ont été faites par le diocèse. 8. Ainsi pendant que se préparent les Assemblées Diocésaines, le travail considérable déjà effectué ne sera pas simplement mis en attente. Une grande part peut immédiatement être mise en œuvre pour que l’élan de cette année ne retombe pas. Les rencontres de la première étape ont stimulé le désir de poursuivre des rencontres semblables. 9. Des orientations supposent des acteurs. Il n'est pas sans signification que le Synode de Jérusalem (Ac 15) provoque la désignation de responsables (v, 22) et pousse Paul à reprendre la route (Ac 16, 4) : "Ainsi les Eglises s'affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour" (v. 5). En travaillant la seconde étape, nous préparons les ministres et les acteurs adaptés à la mise en œuvre des orientations synodales. Voulues ensemble, elles seront réalisées ensemble : c'est la mission qui nous convertit au service de l'Evangile. Aujourd'hui, les défis relevés par l'Assemblée des Conseils (en 1997), la complexité de l’annonce de la foi et même de la situation des croyants, conduisent notre Eglise à articuler sa vie propre avec le monde auquel elle est envoyée. En conséquence, dans sa vie, notre diocèse doit articuler ses diverses composantes (territoires, mouvements et services) entre elles. En effet, dans un monde complexe, souvent éclaté, où chacun est engagé, la communion dans la foi, l’espérance et la charité, donne le signe du Dieu Trinité que nous annonçons. Elle appelle des ministères et des charges différenciés, responsables en leur domaine particulier mais unis dans un même corps qui est le Christ. Ici, le rôle spécifique des ministres ordonnés s'avère indispensable pour que les articulations du corps fonctionnent dans la souplesse et la cohésion que donne le Christ, Tête de son Eglise, qui l'aime et la nourrit. Le concile Vatican II fait devoir aux ministres ordonnés de permettre aux fidèles laïcs de développer leurs charismes. 10. Cette année, est proposée à tous les groupes et à chacun, la méditation du livre des Actes des Apôtres. Il a présidé les célébrations territoriales. Le Christ, Verbe de Dieu, continue d’écrire son action en nos vies. Saint Paul écrit aux Corinthiens : "Oui, vous êtes manifestement une lettre du Christ rédigée par nos soins, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur vos cœurs" (2 Co 3, 3). Il est en effet indispensable de fonder nos orientations dans la Parole de Dieu, de vérifier comment elles sont en fidélité avec cette Parole vivante et nourrissante. Le Synode ne se limite pas à cataloguer des objectifs concrets. Il a charge également de rendre compte des raisons pour lesquelles il les retient. Il lui revient de dire pourquoi il fait ce qu'il fait, donc de fonder théologiquement ses orientations. La Parole de Dieu, l’attention aux événements de ce temps et la prière sont constitutives de toute démarche synodale. (juillet 2002)
Convocation aux Assemblées territorialesNotre diocèse célèbre un deuxième Synode. Ce n’est pas un événement situé en-dehors de la marche habituelle. Il s’agit d’un temps fort qui concentre le travail accompli depuis le Synode de 1993 avec le Père Rozier. Et d’un élan pour demain, au milieu d’une humanité à qui nous sommes envoyés. Le Diocèse est un. Il l’est par sa mission de porter l’Evangile. Il l’est par la communion entre les Mouvements, les Services avec les quatorze territoires qui diffèrent par l’histoire et les réalités. C’est pourquoi la première Assemblée synodale sera décentralisée et se tiendra en chaque territoire. Le travail de chaque Assemblée pour adapter l’unique mission à sa situation propre, servira le bien de l’ensemble du Diocèse et le bien de tous. Chaque membre d’une Assemblée, qu’il soit membre convoqué ou appelé, est plus que le représentant d’un groupe : sa participation le rend responsable pour sa part du bien général et des orientations à prendre. Quel que soit le mode de désignation, tous les membres sont égaux. Ils ont le devoir de participer à leur Assemblée propre et le droit d’y exprimer librement leur opinion et leur vote. Je salue les invités : leur présence fraternelle et leur compétence aidera le travail de l’Assemblée. Je convoque donc officiellement à chaque Assemblée Territoriale du Synode aux dates déjà publiées, les membres dont les noms seront publiés dans Eglise en Poitou. Je délègue au Vicaire Episcopal concerné la présidence de l’Assemblée. Célébrer un Synode est un acte d’espérance. C’est aussi une action de grâce envers le Christ qui nous appelle à marcher à sa suite. A Poitiers, le 3 mars 2002
Règlement des Assemblées territorialesAu cours des mois de Mai-Juin 2002 auront lieu les Assemblées territoriales du synode. Celui-ci est un acte de toute l’Eglise particulière sur le thème : “Au service de la Mission, des acteurs et des ministres de l’Evangile”. Aussi, est-ce au titre de leur appartenance diocésaine que se réunissent les assemblées territoriales. Publié avec l’accord du Conseil pastoral diocésain, ce document de référence présente les finalités ainsi que la composition, le fonctionnement et les dates de ces Assemblées territoriales du synode.
Dans une dynamique d’accueil de la Parole de Dieu et de célébration de la foi de l’Eglise, chaque Assemblée territoriale vise à : * Evaluer les traits principaux des mentalités des habitants du territoire à partir des réponses au questionnement : “Donner du sens à la vie et dessiner l’Eglise” ;
Deux principes : 1- Suivre et adapter ce que demande le Code pour le synode diocésain ; Le canon 463 distingue les membres convoqués et appelés, ainsi que les invités possibles. Membres convoqués : 1- Le vicaire épiscopal chargé d’accompagner le territoire ; Note : Si un membre convoqué appartient à des groupes différents, il représente chaque groupe auquel il appartient. Il n’est pas nécessaire de le doubler. Membres appelés : 1- Les membres des équipes d’animation pastorale de secteur ; Invités : 1- Les ministres d’autres confessions chrétiennes non catholiques, présents sur le territoire ou un membre de ces communautés ; Note : En temps opportun, la liste des membres convoqués et appelés des 14 territoires sera publiée dans Eglise en Poitou, sous la responsabilité des vicaires épiscopaux et des responsables de territoires concernés.
3. 1 L’Assemblée territoriale est présidée, au nom de l’évêque, par le vicaire épiscopal chargé d’accompagner ce territoire (canon 462 § 2). Le responsable du territoire est vice-président. Un secrétaire est élu par le Conseil de mission du territoire. Ces trois personnes forment le bureau qui désigne un ou deux animateurs de session. (Une session correspond à une journée. Si deux journées sont programmées, on parlera de deux sessions). 3. 2 L’Assemblée est convoquée, par le bureau, au moins quinze jours avant la session. 3. 3 Le président décide en dernière instance de toute question relative à l’ordre du jour ainsi que du fonctionnement de l’Assemblée territoriale du synode. 3. 4 Le vice-président assiste le président dans ses fonctions. Il peut le remplacer dans les charges que le président lui confie. 3. 5 Le secrétaire a charge de favoriser le déroulement de l’Assemblée. Il veillera à ce qu’un compte-rendu de la session soit assuré. 3. 6 L’animateur de séance désigné par le bureau est choisi en dehors des délégués de l’Assemblée territoriale. Il ne prend donc pas part aux votes. Il veille, en particulier, au bon déroulement de chaque séance, à l’organisation des votes et au respect du temps de parole accordé à chaque intervenant. 3. 7 Les modalités de prise de parole, en Assemblée plénière, seront définies par le bureau et indiquées en temps opportun dans le cadre de l’Assemblée territoriale : expressions de carrefours, durée, etc… 3. 8 Ont droit de vote les membres convoqués et appelés. Les invités ne participent pas au vote. 3. 9 Un amendement doit être clairement rédigé et proposé par un groupe dûment constitué dans le cadre de l’Assemblée territoriale (minimum 5 personnes). Pour être adopté, il doit recueillir les deux tiers des voix. Sinon, le texte proposé initialement demeure en l’état. 3. 10 Le texte “Orientations fondamentales pour la mission dans le territoire de X” (deux pages maximum) cherchera à recueillir un consensus. Pour être adopté, il doit recueillir au minimum les deux tiers des voix. 3. 11 Les conclusions de l’Assemblée territoriale seront adressées, par le bureau, au Secrétariat général du synode qui les soumettra au discernement de l’évêque. Puis elles seront confiées au Conseil de mission qui veillera à leur mise en œuvre. Elles seront associées aux Actes synodaux promulgués le 30 novembre 2003. 3. 12 En cas de difficulté d’interprétation de ce règlement, le président – assisté du vice-président et du secrétaire – est habilité à trancher. 3. 13 Les communautés chrétiennes, mouvements, services et groupes chrétiens ainsi que les personnes ouvertes à la démarche du synode diocésain seront tenus informés des conclusions de l’Assemblée territoriale, selon des modalités de communication qu’il revient au Conseil de mission d’élaborer.
Un diocèse organisé en 14 territoiresEn cette première année du synode, le questionnement adressé à tous "Donner du sens à la vie et dessiner l’Eglise" (Septembre 2001-25 Février 2002) sera dépouillé en chacun des territoires du diocèse et donnera lieu en Mai-Juin 2002 à des Assemblées territoriales du synode. Aussi voudrait-on présenter ici ce qu’est un diocèse et la mission confiée aux 14 territoires.
Selon le concile Vatican II, “un diocèse est une portion du Peuple de Dieu confiée à un évêque pour qu’avec l’aide de son presbyterium, il en soit le pasteur : ainsi le diocèse, lié à son pasteur et par lui rassemblé par l’Esprit Saint, grâce à l’Evangile et à l’Eucharistie, constitue une Eglise particulière en laquelle est vraiment présente et agissante l’Eglise du Christ, une, sainte, catholique et apostolique” (Décret sur la charge pastorale des évêques dans l’Eglise n° 11 ; présentation reprise par le canon 369). Le diocèse n’est donc pas une partie mais une "portion" du Peuple de Dieu. Le choix de ce mot par les Pères conciliaires désigne une partie qui a toutes les qualités de l’ensemble. Ainsi, le diocèse est une manifestation plénière de l’Eglise de Dieu selon les éléments constitutifs que le texte cite : l’Eglise est rassemblée dans l’Esprit Saint, grâce à l’Evangile, à la célébration de l’Eucharistie et des sacrements, sous la présidence de l’évêque qui l’inscrit visiblement dans la communion de toute l’Eglise. 2. Les territoires et leur mission Le diocèse comprend onze pays et trois villes : tels sont les quatorze territoires. Chacun des pays et chacune des villes constitue un ensemble humain qui manifeste la diversité des visages du diocèse. Chaque territoire a son propre Conseil de mission. Trois axes principaux guident le travail des Conseils de mission : * Se faire attentif aux réalités humaines du territoire ainsi qu’aux évolutions en cours, c’est reconnaître que l’Esprit Saint nous précède et qu’il parle dans les langages humains ; * Permettre aux secteurs pastoraux, aux mouvements (apostoliques, éducatifs, spirituels) et aux services, présents sur un même territoire, de se connaître, de se rencontrer et de manifester le visage d’une Eglise qui vit sous le signe de la communion ; * Assurer, en chaque territoire, la mise en œuvre des orientations pastorales du diocèse, garantissant ainsi que l’annonce de l’Evangile et l’horizon de la mission constituent le fait de toute l’Eglise diocésaine. L’équipe d’animation du Conseil de mission est responsable de la bonne marche de l’ensemble. Cette équipe comprend le prêtre responsable ainsi que deux ou trois personnes nommées à cette équipe. Sans être membres de Conseils pastoraux de secteurs, ces personnes exercent une responsabilité spécifique sur le pays ou la ville (par exemple, communication, trésorerie, secrétariat, etc…). Cette équipe se réunit régulièrement pour préparer les réunions du Conseil de mission et pour mettre en œuvre les décisions prises, en lien avec le vicaire épiscopal chargé d’accompagner ce territoire. 3. Le Conseil de Mission des Territoires Le Conseil de Mission des Territoires (C.M.T.) permet de mieux connaître les visages variés du diocèse. Chaque territoire est représenté à ce Conseil diocésain par le prêtre responsable, ainsi que par un ou deux membres, selon le nombre d’habitants par territoire. Il se réunit trois fois par an pour partager les objectifs que se donne le Conseil de mission en chaque territoire (par exemple, auprès des jeunes, dans le domaine de la formation, sur le plan de la communication, sur les questions de santé, etc…), mais aussi pour faire part des initiatives prises. C’est un lieu d’écoute et d’attention à la vie des hommes et des femmes des différents territoires, par un temps de relecture, d’approfondissement de questions posées ou de sujets d’actualité. De ce fait, c’est un lieu de consultation mais aussi d’impulsion. Il fait le point sur la façon dont se déploient les orientations diocésaines (mise en place des communautés locales, articulation entre l’organisation territoriale de l’Eglise et les mouvements apostoliques, etc…). De la sorte, ce Conseil permet des échanges fructueux ainsi que des encouragements mutuels.
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